Discours de clôture de Monsieur Amédée ADELAIDE, ...

Universités d’été de l’association CSLR

Samedi 28 et Dimanche 29 aout 2010
                  C-WTC   de  Jarry

Discours de clôture de Monsieur Amédée ADELAIDE, Président du CSLR

Mesdames, Messieurs
Chers Amis,

Les travaux de nos Universités d’été, seconde du nom, touchent à leur fin.

Je veux d’emblée remercier tous les participants qui ont, tout au long de ces deux journées, donnés le meilleur d’eux-mêmes pour que vive et réussisse notre manifestation.

Je veux tout d’abord remercier Anne-Marie LE POURHIET. Tous les participants à l’atelier sur les institutions l’ont dit, son apport a été déterminant et sans son concours, nous serions peut être passé à coté de questions essentielles pour notre avenir.

Merci à Manuela MARIE qui a pris le risque d’un court séjour dans notre belle île, pour être avec nous et nous apporter le témoignage de membre du Comité Paris de CSLR. Je sais ce que, pour une Guadeloupéenne vivant en métropole, il peut y avoir de frustrant dans le fait de venir ici pendant quarante huit heures, se retrouver enfermée dans des salles de réunions.

Merci à Yves BONNET. Mon Cher Yves, les mots me manquent et je ne vois pas autre chose à te dire que Merci. Car comment comprendre que tu quittes ton havre de paix familiale, ta charmante épouse et tes enfants, ta fille en particulier qui en ce moment a besoin de toi, pour venir en Guadeloupe, avec nous, réfléchir à notre avenir. Il faut que la Guadeloupe et les Guadeloupéens t’aient profondément marqués pour que tu acceptes ces sacrifices. Alors je te dis merci pour la Guadeloupe.

Et puis qu’il me soit permis de remercier en votre nom, Jean-paul VIRAPOULLE pour la qualité et la clarté du message qu’il nous a adressé, message qui a guidé nos réflexions durant ces deux jours. Je dois aussi souligner ici l’exceptionnel concours qu’il nous a apporté tout au long de ces derniers mois, pour véhiculer notre point de vue dans les plus hautes sphères du pouvoir. D’ici, je lui adresse un fraternel salut de domien à domien et l’assure de notre amitié.

Observateur attentif, bien plus qu’acteur, durant ces travaux, j’ai pu constater combien chacun de vous, mes Chers Amis, s’étaient totalement engagés dans les débats des différents ateliers. A vous croire, il n’y avait pas assez d’une après midi de réflexion. il en aurait fallu beaucoup plus. Il faut dire que même s’ils avaient été défrichés durant les neuf semaines précédentes, les thèmes abordés étaient tout à la fois, si riches et d’actualités, si en rapport avec nos préoccupations quotidiennes, que nous ne sommes pas près d’en avoir épuiser les contours.  J’ai bien perçu cette frustration, et j’ai décidé que nos ateliers, dans la forme et sur les thèmes qui étaient les leurs, survivraient à ces Universités-ci en se réunissant une fois par mois et ce, jusqu’à la prochaine édition 2011.

Et maintenant, que retenir en quelques mots, de nos travaux.

Sur l’immigration ; ce problème se pose aujourd’hui à de nombreuses sociétés économiquement développées même à la dimension d’une île comme la Guadeloupe.
Les populations regimbent devant l’arrivée d’étrangers de plus en plus nombreux sur leurs sols.
En marge de notre société, et remettant en question son équilibre interne, des groupes dont l’importance officielle est déjà considérable par rapport à la population totale posent des problèmes qu’il ne suffit pas de nier pour les faire disparaître.
Dès lors nous préconisons aux pouvoirs publics, deux pistes de réflexion pour tenter d’apporter des réponses concrètes à ce constat.
- Reconsidérer les conditions d’entrée sur le territoire Français et de Guadeloupe en particulier, et mettre en place des actions concrètes de contrôles mais aussi de prévention à l’entrée clandestine.
- Créer des procédures d’examen de la situation des immigrés qu’ils soient en situation régulière ou irrégulière, pour permettre par exemple une plus grande participation de leur part dans la société et à l’économie dès lors qu’ils sont sur le territoire de ce pays.

Sur la notion d’adulte valide inactif, l’analyse nous a conduits à en identifier deux aspects : l’inactivité par convenance et l’inactivité subie. Le danger dans les deux cas, est que l’individu peut perdre toute notion de la « valeur travail » et plus précisément de la nécessité de travailler pour se nourrir et se loger. Par ailleurs, les bénéficiaires d’aides sociales contribuent souvent au travail informel (travail au noir) avec en fin de compte des revenus largement supérieurs à ceux déclarés, voir à ceux qu’ils auraient en travaillant. Il y a là, un système et une réalité souterraine difficilement attaquable car souvent ceux qui devraient le dénoncer sont impliqués et y contribuent. Le risque, dans tous les cas, est que l’adulte valide inactif, perde toute fierté, se complaise dans cette inactivité, et voit ses chances d’insertion ou de réinsertion s’amoindrir.

Sur l’économie et les travaux structurant ; il n’est pas besoin de souligner le lien évident entre ces deux éléments. Nous nous appesantirons donc davantage sur la méthode. Disons le tout de suite, nous nous inscrivons parfaitement dans la droite ligne du message que nous adressé hier jean-Paul VIRAPOULLE : privilégier les secteurs où les DOM ont un avantage comparatif certain et tout faire pour que ces secteurs s’épanouissent.

Il est en effet essentiel de définir des axes prioritaires. Aujourd’hui en Guadeloupe il s’en s’imposent  principalement deux : le Tourisme et le Port en eau profonde, qui sont les deux vecteurs par lesquels la Guadeloupe peut espérer rééquilibrer en parti ses échanges en faisant rentrer des devises. Dès lors, toute l’organisation de la Guadeloupe doit converger vers le succès de ces objectifs.

A cela, il convient d’ajouter : un réseau routier à développer, des axes de transport intérieur alternatif à rechercher, une vraie stratégie de traitement des déchets ne visant pas que leur élimination, mais leur transformation localement en matière première ou en production d’énergie.

Voilà les bases d’un vrai programme de développement durable.

Comme le rappelais Jean-Paul VIRAPOULLE, nous partageons, avec les Réunionnais, la même vison : Inscrire résolument la Guadeloupe dans l’Europe afin que soient préserver nos intérêts économiques fondamentaux, gage d’un développement économique et social.

Sur la gouvernance et les institutions ; L’accent est mis sur la nécessité pour nos départements de trouver des élus locaux, plus responsables, plus à l’écoute de nos populations, désireux d’utiliser pleinement les pouvoirs qui leur sont donnés par la loi plutôt que d’être en quête de changements institutionnels qui ne sont en réalités que façons de cacher des carences dans la conduite des affaires du pays. Le répétera-t-on jamais assez, comment comprendre que les élus locaux lancent les gouvernements dans des consultations en vue d’évolutions institutionnelles qu’ils soutiennent dans leur quasi totalité, alors que les électeurs, consultés, les refusent à soixante quinze pour cent.

Quoiqu’il en soit, une nouvelle fois, l’énergie de nos populations d’Outre-mer et singulièrement de la Guadeloupe va être à nouveau concentrée sur des évolutions institutionnelles. Nous allons donc devoir combattre l’obscurantisme développé par ceux qui, pour arriver à leur fin, habille la réalité et voudraient nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Nous devrons donc mettre en place des stratégies de communication, faire de la pédagogie, afin que les électeurs soient parfaitement informés, que le dialogue voulu au plus niveau de l’Etat soit réel, avec toutes les composantes de notre société guadeloupéenne.

Martin Luther King ne disait-il pas : «Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.»

Mes Chers Amis, comme vous le savez, l’an dernier, nos travaux avaient donnés lieu à la publication d’un document intitulés « Propositions pour une Guadeloupe Cohérente ». Enrichis par nos réflexion ‘aujourd’hui, nous nous attellerons à mettre en place un document qui sera un vrai « Projet pour une Guadeloupe Cohérente » avec un vrai programme pluriannuel de mise en œuvre de ce projet. Et il reviendra alors au Conseil d’Administration de notre association de définir les moyens de sa promotion et de sa mise en œuvre.

Enfin qu’il soit clair pour tout le monde qu’ont été entendus les appels que nous ont adressés un certain nombre de nos adhérents, regrettant que nous n’agissions pas en Parti Politique, comme d’autres groupes qui sont souvent sur le devant de la scène.

Si notre vocation est de rester en association pour servir notre idéal qui est en toute circonstance de veiller à la cohésion sociale et au respect des libertés républicaines, il va de soit que nous appuierons tous les partis politiques qui feraient leurs, nos propositions et en particulier nous ne pourrions que soutenir et sans réserves, la création d’un nouveau parti qui, dans cette optique, et sur notre programme, émanerait d’un certain nombre de nos membres.

Tels sont mes Chers Amis, les axes sur lesquels nous allons dorénavant appuyer nos efforts.

Merci à vous tous Chers adhérents qui nous avez soutenus sans réserves durant ces dix huit mois passés, en adhérents nombreux, en nous donnant les moyens financiers de nos actions, en relayant sur la toile nos publications, bref en faisant qu’aujourd’hui notre association soit connue, reconnue, et qu’elle puisse jouer pleinement sont rôle.

La tâche est immense, mais elle est belle. Inscrire définitivement la Guadeloupe dans une démarche cohérente.

Nul doute que nous y arriverons, car tous ensemble, nous avons :

LA FORCE DE PENSER ET LE COURAGE D’AGIR

Je déclare closes les deuxièmes Universités d’été de COHESION SOCIALE ET LIBERTES REPUBLICAINES.

 

Laissez un commentaire

:wink: :-| :-x :twisted: :) 8-O :( :roll: :-P :oops: :-o :mrgreen: :lol: :idea: :-D :evil: :cry: 8) :arrow: :-? :?: :!:

*