Contrôle par l’Etat, de l’utilisation de l’ac...

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Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté
pour un peu de sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre

Notre sondage relatif à l’action du Gouvernement dans les DOM face au blocage des entreprises par les organisations syndicales, a eu un vif succès.
D’abord, il bat les records de réponses. C’est donc qu’il interpelle. Et il est là pour ça !

A la question : « Pensez-vous que, dans les DOM, le Gouvernement ait raison de laisser des organisations syndicales bloquer les entreprises jusqu’à, au besoin, leur disparition ? »

97%  des internautes ayant répondu disent   NON
2%      ne se prononcent pas
1%     répondent  OUI

Ensuite, ce sondage suscite un certain nombre d’interventions sur le mur de notre site http://cslr.fr

En voici deux échantillons représentatifs :

« Le Gouvernement devrait intervenir afin de modérer l’action excessive des Syndicats; mais le droit syndical est aussi une réalité ».

« L’Etat ne peut pas tout dans les DOM, il ne peut pas tout non plus, même sur le territoire métropolitain, dans le domaine des relations du travail! Chaque jour, on entend que tel patron est séquestré par ses salariés qui veulent une augmentation de leur primes de licenciement, ou pire que ceux-ci menacent de faire exploser ceci ou polluer cela pour arriver à leur fin…Est-ce que l’Etat intervient à chaque fois? Non, et heureusement! Nous sommes dans une société libérale, et ce sont d’autres instances (Direction du travail, médiateur…) qui doivent intervenir pour régler les choses. Il faut arrêter, spécialité bien française, de demander tout et son contraire à l’Etat!!! »

Sur le fond, s’il est vrai que dans l’hexagone nous assistons à des comportements excessifs de la part de salariés menacés de perdre leur emploi pour raison de fermeture d’usine, on constate alors une intervention immédiate de l’Etat au plus haut niveau, par Ministres ou même Président de la République interposés.

Ensuite dire que l’Etat n’a pas à intervenir chaque fois et qu’il existe des instances pour cela (Direction du travail, médiateur…) c’est ne pas tenir compte du fait que la Direction du Travail est un service de l’Etat et qu’un Médiateur quand il est nommé, l’est par l’Etat.

Mais laissons cela. Ce que nous dénonçons, c’est autre-chose ! C’est le fait qu’en Outre-mer – et en Guadeloupe en particulier -, certaines organisations syndicales  ont inscrit dans leur charte, l’utilisation d’actions de blocage et de déstabilisation sociale comme armes politiques, avec pour objectif affiché l’indépendance. Elles prennent pour cible souvent – mais pas seulement -, des entreprises dont elles accusent les patrons d’être des békés. Elles se livrent à des actions brutales, trop souvent injustifiées, conduisant au blocage et parfois à la disparition de l’entreprise ciblée (voir ci-dessous en annexe, l’extrait de la résolution du XIIème congrès de l’UGTG). Dans ces cas là, l’Etat peut-il rester impassible au seul motif que la couverture de ces actions de déstabilisation de la société Guadeloupéenne, est syndicale ?

Il s’agit ni plus ni moins de terrorisme au sens propre d’un terme dont la définition donné par le Larousse est : « Ensemble d’actes de violence (attentats, prises d’otages, etc.) commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système ». Nous sommes donc bien dans le cas de figure d’une organisation ayant décidé par des actes de violences de créer un climat d’insécurité, pour exercer un chantage à l’indépendance sur le Gouvernement français en appelant à la haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système. De telles exactions, à l’évidence, menacent les libertés fondamentales publiques et privées, compromettent le développement économique, donc social et déstabilisent l’Etat. Quel pays accepterait cela sur son territoire sans réagir ? Je n’ose répondre : la France.

Ce que nous réclamons de l’Etat, que dis-je, ce que nous sommes en droit d’exiger de lui, c’est une prise en compte de cette réalité. Et dans la prise en compte de cette réalité, les Préfets sont évidemment en première ligne. Il leur revient donc en particulier de veiller à ce que les décisions de justice soient appliquées et d’autre part que les services de l’Etat ne se comportent pas en alliés d’une telle stratégie de déstabilisation. Encore faut-il que ces hauts fonctionnaires de l’Etat aient en tête ce qu’ils représentent ici « la République et le Gouvernement » et n’acceptent pas de se compromettre eux-mêmes, par exemple en enfilant les tee-shirts rouges des mouvements subversifs.

Quant à nous, nos objectifs sont transparents, notre ligne d’action est claire. Ils ont été définis par nos statuts : « défendre par tous les moyens légaux les libertés fondamentales, publiques et privées, sur le territoire de la République Française,
-en veillant à développer la cohésion sociale et à promouvoir le développement économique et l’épanouissement des personnes,
-en luttant contre toute forme de racisme et de discrimination injustifiée.
-en s’attachant à représenter la majorité silencieuse dans les débats publics et sur les questions institutionnelles
-en combattant pour le respect de la légalité »

Nous n’en dévierons pas.

Et nos indépendantistes ? Que devons nous en penser ? Qu’ils sont nos voisins, nos amis, nos parents, nos frères. Que nous sommes tous des guadeloupéens. Qu’ils ont le droit de penser que l’indépendance serait mieux pour la Guadeloupe. Qu’ils n’ont pas le droit de nous imposer cette idée, leurs idées, par la violence. Qu’en mettant gratuitement des entreprises en difficulté, ce sont des Guadeloupéens qu’ils mettent en danger. Que ce sont des hommes des femmes, des familles entières qu’ils jettent dans l’insécurité et la misère. Et que la violence n’a jamais engendré que la violence.

Je voudrais terminer ce propos par cette anecdote :

De retour en Guadeloupe au début des années soixante dix, avec pour but d’y créer ma première entreprise, – après avoir passé onze ans à Paris pour y terminer mes études secondaires puis supérieures -, j’avais pris l’habitude de fréquenter un cercle – au demeurant restreint – d’amis, aux idées par ailleurs indépendantistes. C’était de fortes individualités à l’intelligence pointue. Nous avions trente ans et quasi quotidiennement des discussions enflammées sur l’avenir de la Guadeloupe. Nos échanges, très vifs, nous menaient aux mêmes constats. Mais nous divergions sur les moyens de faire évoluer notre chère Guadeloupe. Eux prônaient l’indépendance, moi le maintien dans la République française. Pratiquant le pilotage privé, j’avais même accepté de les conduire en Dominique où ils devaient assister aux fêtes de l’indépendance. Et puis, comme souvent dans la vie, nos chemins avaient divergés. Au début des années quatre vingt, l’actualité m’apprendra qu’ils étaient devenu la tête pensante, et aussi agissante, d’un mouvement indépendantiste violent. Croisant alors l’un d’eux dans les rues de Pointe-à-Pitre, je refusai de lui rendre son bonjour (nous parlions là de terrorisme et même si l’intention n’y était pas, les bombes avaient tués des d’hommes et des femmes). Comme il s’en étonnait, je répondis que je ne pouvais souhaiter le bonjour à quelqu’un qui apportait violence et malheur dans notre île, que s’il voulait changer les choses, il devait le faire par des voies démocratiques ; en allant aux élections par exemple. Et nous nous sommes séparés. Et peut être même évités pendant plus de dix ans. Jusqu’au jour où nos routes se sont à nouveau croisées. Dans une rue de Basse-Terre cette fois ci. Je m’étais avancé résolument vers lui en lui tendant la main. En l’acceptant, il s’était esclaffé : Comment, tu me dis bonjour aujourd’hui ? Je salue aujourd’hui, lui avais-je répondu, le conseiller régional que tu es devenu, mais aussi l’ami qui a rejoint le camp de la démocratie.

Amédée ADELAIDE
Président du CSRL
18 avril 2010

RÉSOLUTION GENERALE N°1
Le XIIème CONGRÈS DE L’UGTG,
RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 – 03 – 04 – 05 AVRIL 2008
Considérant les rapports de domination coloniale, raciale et capitaliste qui caractérisent la société Guadeloupéenne avec au sommet de l’échelle sociale les blancs Français, Békés et Européens et en bas, les Guadeloupéens d’origine Africaine et Indienne…

Considérant la revendication des Guadeloupéens à être maîtres de leur devenir, revendication perpétuellement niée et invalidée par l’Etat colonial Français avec la complicité des élus locaux,
Considérant l’immigration massive, organisée, des Français et Européens en Guadeloupe visant à terme le génocide par substitution du Peuple Guadeloupéen…

Exhorte :
L’ensemble des militants des Unions et Secteurs de l’UGTG à mettre en œuvre, dans tous les secteurs d’activités, des revendications tant stratégiques que quotidiennes, répondant aux exigences des Travailleurs et du Peuple de Guadeloupe pour la libération complète de la classe ouvrière et du Peuple Guadeloupéen, pour l’indépendance nationale…

Le XIIème CONGRÈS DE L’UGTG
RÉUNI AU LAMENTIN LES 02 – 03 – 04 – 05 AVRIL 20 08
Considérant la dimension historique de l’UGTG, syndicat révolutionnaire de lutte de classe et de ligne de masse.
Considérant que la ligne politique de l’UGTG nous invite à plus d’engagement pour la transformation de nos militants en militants politiques assurant une tâche syndicale…

 

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